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Festivals

WINECAST – Géorgie – Prix du meilleur film

 

Membre du jury : En tant que vigneron, je vous parle du fond du cœur : ce film est d’un réalisme saisissant, profondément authentique et d’une intensité émotionnelle remarquable. Pendant ces deux heures, pas une seule fois nous ne nous sommes assoupis, pas un seul bâillement, nous étions captivés, suspendus aux images : c’était bouleversant. Rien n’y sonnait faux.
Vous savez, quand on voit des verres pleins de vin tournoyer sous la lumière, tout brille, et les gens pensent que ce n’est que du vin. Mais non. Ce que ce film montre, c’est ce travail infernal, ce climat imprévisible rempli de surprises, le tout transmis avec une humanité et un professionnalisme extraordinaires.
Merci !

 

DMFF – Pays-Bas – Climate Award

 

Les Chaillées de l’Enfer est une ode silencieuse et poétique à la terre, à la tradition, au savoir-faire et à l’amitié. Le réalisateur Léo Boudet raconte son histoire non par les mots, mais par les images : la brume qui se lève lentement, le vent qui murmure dans les vignes, les mains qui façonnent en silence l’avenir. Le changement climatique et la durabilité forment un fil sous-jacent implicite, jamais intrusif, mais perceptible dans chaque geste, chaque vendange.

Dans le même temps, le film rend hommage aux générations qui ont façonné cette terre et que cette terre a façonnées. C’est une ode à la résilience et un doux murmure sur l’impermanence. Un portrait poétique et visuellement envoûtant, qui transforme les vignobles en vers et la terre elle-même en un personnage vivant, lent, immobile et merveilleusement beau.

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Festival International du film de Muret – France – Prix du Jury

 

Ce documentaire, dont le titre énigmatique annonce la dureté du terrain, est un hommage émouvant au terroir d’exception du Condrieu et de la Côte-Rôtie. Le film se concentre sur le domaine de Christine Vernay et capture la beauté brute des gestes agricoles et le labeur quotidien sur des pentes inaccessibles, notamment lors de la difficile récolte de 2021.

« Le film a conquis parfaitement la salle, comme en témoigne le vote massif des festivaliers. Pratiquement tous les spectateurs présents ont attribué la note maximale à la sortie de la projection. »

Ce n’est pas un film militant, mais un témoignage incarné sur les enjeux contemporains (changement climatique, rôle des femmes dans l’agriculture, préservation des sols). La musique subtile d’Alexandre Desplat ajoute une grâce poétique à ce récit de résistance et de transmission. Ce succès fut amplifié par un débat passionnant avec le réalisateur Léo Boudet.

Articles de presse

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CINÉ JOURNAL – 25 Octobre 2025

 

Avec Les Chaillées de l’enfer, Léo Boudet signe un documentaire d’une beauté rare, une immersion dans l’univers vertigineux de la viticulture en terrasses, au cœur des appellations mythiques de Condrieu et Côte-Rôtie. C’est dans le domaine de Christine Vernay, figure emblématique de la région, que le cinéaste pose sa caméra pour suivre, au fil d’une année éprouvante, le lent combat de la vigne contre les dérèglements du climat. (…)
Mais le film de Léo Boudet dépasse le simple récit d’un labeur agricole. Les Chaillées de l’enfer est avant tout un poème visuel dédié à la terre et à ceux qui la travaillent. (…)
Ce rendez-vous promet une expérience sensorielle et humaine rare : la rencontre entre le cinéma et le vin, entre la passion et la patience.

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OBLIKON – Janvier 2026

 

Plutôt que de construire un discours, Les Chaillées de l’enfer préfère une approche immersive, souvent contemplative. La caméra s’attarde sur les gestes, les silences, les regards. Le travail de la vigne est montré dans sa répétition, sa dureté, mais aussi dans sa beauté presque hypnotique. Le rythme du film épouse celui de la nature : lent sans être ennuyeux, cyclique sans être figé.

Le décor joue ici un rôle essentiel. Les plans larges sur les paysages sont saisissants, d’une beauté presque irréelle, dans tous les cas très poétique, envoutante. La montagne, la vigne, le ciel lourd ou éclatant composent un espace à la fois majestueux et hostile. Ces images donnent au film une dimension quasi surnaturelle

Bien sûr, les thématiques écologiques et féministes affleurent plusieurs fois. Le rapport au climat, à la terre malmenée, la place d’une femme dans un milieu encore très masculin, la solitude du travail agricole… tout cela est là. Mais le film ne cherche jamais à transformer ces enjeux en manifeste. Il n’y a pas de discours frontal, pas de revendication explicite. L’approche reste avant tout humaine et sensorielle.

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