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Articles de presse

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LA TRIBUNE DIMANCHE – ★★★★★ – 17 MARS 2026

Il existe deux catégories de documentaires : ceux qui passent très bien sur petit écran et ceux qui demandent à être découverts sur grand écran, tant ils s’attachent à la qualité de leurs images. Les Chaillées de l’enfer fait partie des seconds. Parce que le domaine Vernay se situe dans un espace naturel grandiose, Léo Boudet le filme avec intelligence et sensibilité, au rythme des partitions d’Alexandre Desplat.

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TÉLÉRAMA – 17 MARS 2026

Sur les bords de Rhône, les vignobles de Condrieu et de la Côte-Rôtie s’exhibent fièrement. Avec un sens de la narration épatant, le documentariste Léo Boudet révèle leurs fragilités en chroniquant 2021, année de gel et de pluies qui ont failli anéantir la récolte. « Une année de merde », résume Alain, présent sur le domaine depuis vingt ans. Autour de lui, s’affaire une équipe de passionnés, unis par l’amour du métier et leur lien intime à la vigne. Une année de merde, et au milieu, beaucoup de lumière.

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CINÉ JOURNAL – 25 Octobre 2025

Avec Les Chaillées de l’enfer, Léo Boudet signe un documentaire d’une beauté rare, une immersion dans l’univers vertigineux de la viticulture en terrasses, au cœur des appellations mythiques de Condrieu et Côte-Rôtie. (…)
Mais le film de Léo Boudet dépasse le simple récit d’un labeur agricole. Les Chaillées de l’enfer est avant tout un poème visuel dédié à la terre et à ceux qui la travaillent. (…)
Ce rendez-vous promet une expérience sensorielle et humaine rare : la rencontre entre le cinéma et le vin, entre la passion et la patience.

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OBLIKON – Janvier 2026

 

Plutôt que de construire un discours, Les Chaillées de l’enfer préfère une approche immersive, souvent contemplative. La caméra s’attarde sur les gestes, les silences, les regards. Le travail de la vigne est montré dans sa répétition, sa dureté, mais aussi dans sa beauté presque hypnotique. Le rythme du film épouse celui de la nature : lent sans être ennuyeux, cyclique sans être figé.

Le décor joue ici un rôle essentiel. Les plans larges sur les paysages sont saisissants, d’une beauté presque irréelle, dans tous les cas très poétique, envoutante. La montagne, la vigne, le ciel lourd ou éclatant composent un espace à la fois majestueux et hostile. Ces images donnent au film une dimension quasi surnaturelle

Bien sûr, les thématiques écologiques et féministes affleurent plusieurs fois. Le rapport au climat, à la terre malmenée, la place d’une femme dans un milieu encore très masculin, la solitude du travail agricole… tout cela est là. Mais le film ne cherche jamais à transformer ces enjeux en manifeste. Il n’y a pas de discours frontal, pas de revendication explicite. L’approche reste avant tout humaine et sensorielle.

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Retours

Laure GASPAROTTO – Journaliste

 

Beaucoup d’émotion hier soir à la projection du film-documentaire du jeune réalisateur Léo Boudet! Alors que les projections commencent partout en France, j’ai eu la chance de découvrir Les Chaillées de l’Enfer avec son auteur si sensible et son actrice principale, Christine Vernay, vigneronne dans la vraie vie qui révèle d’elle ici un personnage d’une délicatesse absolue. Tous deux en quête d’une œuvre esthétique unique, l’un d’un film, l’autre d’un vin, mais peu importe le support. Ce qu’on sent ici est comment se construit l’œuvre quand elle se base sur une démarche intime intuitive et qu’elle se confronte à la réalité, la matière, le climat, ou le financement, alors qu’elle pourrait se bâtir si facilement sur des attentes commerciales, qu’il s’agisse de cinéma ou de vin. En se concentrant sur un lieu unique, ce coteau escarpé de Condrieu d’une beauté à couper le souffle, qui s’appelle Les Chaillées de l’Enfer, travaillé depuis trois générations de Vernay avec des hommes et des femmes amoureux de leur terre (et les images saisies rendent magnifiquement compte de leur joie ou de leur tristesse selon l’éclosion ou la souffrance de la vigne), Léo produit un récit bourré de poésie et pétri d’amour. Un petit bijou d’humanité presque anachronique tant il est précisément humain dans toute sa délicatesse et sa beauté. Sans compter la musique montée par Alexandre Desplat qui souligne la profondeur des images. Bravo Léo pour ce poème magique qui replace le vin dans ce qu’il n’aurait jamais du quitter, sa dimension culturelle…

 

Olivier Jullien – Vigneron

 

C’est absolument magnifique, c’est émouvant, c’est dramatique et je trouve ça d’une grande intelligence, d’une justesse émotionnelle vraiment incroyable. Puis ces mots… Le montage est juste incroyable… parce qu’il y a ce mouvement permanent, ces oiseaux toujours qu’on entend tout le temps, ce langage du peuple des vignes aussi qui est à la fois cru, avec ses fulgurances… « elles sont heureuses parce qu’elles sont en groupe » je trouve ça incroyable. C’est tout notre métier, c’est un entêtement de civilisation dont Christine parle aussi à la fin. C’est l’actualité. Aujourd’hui une bouteille de vin qui sort, c’est un événement. C’est plus une normalité, c’est plus encore moins un dû, c’est un vrai événement. Très ému… Bravo, vraiment.

 

Jean-Louis CHAVE – Vigneron

 

Disons que c’était pas le samedi soir tranquille auquel j’aurais pu penser. C’est un film qui est tellement intense, qui est tellement puissant, dans lequel il y a beaucoup d’émotions, mais aussi tellement de vérité. Cette puissance de la nature, tout ce que tu vis, toi Christine, dans ta tête. J’ai eu le sentiment d’être avec toi, de t’accompagner dans les craintes, les peurs, les espoirs, les émerveillements aussi. On a l’impression qu’il y a toutes les misères du monde mais en fait, c’est plein d’espoir. Tellement d’espoir et tellement de beauté, voilà. C’est magnifique. Une grande réussite, très loin du documentaire. On est vraiment dans un film d’une puissance incroyable.

 

Paz LEVINSON – Sommelière d’Anne-Sophie Pic

 

Hier soir, je suis allée voir un film incroyable que je recommande à tout le monde.
Les Chaillées de l’Enfer est un chef-d’œuvre qui rend hommage à ces coteaux, à ces terrasses pour vignerons héroïques.
Le film m’a émue, mais surtout il m’a laissé une nostalgie saine.
Christine n’ouvre pas sa cave aux journalistes. Pourtant, dans ce film, elle nous fait entrer au cœur de son intimité la plus secrète : sa cave, le dialogue avec ses vins, ses joies et ses peines…
Comme si tout ce temps de cave fermée trouvait ici son écho, dans cette ouverture offerte à Léo, le réalisateur du film.
Chaque visite a été, et reste, une expérience rare et unique. J’aimerais que tout le monde aille voir ce film, pour partager l’émotion que procure le fait de marcher dans ces vignes.

Festivals

WINECAST – Géorgie – Prix du meilleur film

 

Membre du jury : En tant que vigneron, je vous parle du fond du cœur : ce film est d’un réalisme saisissant, profondément authentique et d’une intensité émotionnelle remarquable. Pendant ces deux heures, pas une seule fois nous ne nous sommes assoupis, pas un seul bâillement, nous étions captivés, suspendus aux images : c’était bouleversant. Rien n’y sonnait faux.
Vous savez, quand on voit des verres pleins de vin tournoyer sous la lumière, tout brille, et les gens pensent que ce n’est que du vin. Mais non. Ce que ce film montre, c’est ce travail infernal, ce climat imprévisible rempli de surprises, le tout transmis avec une humanité et un professionnalisme extraordinaires.
Merci !

 

DMFF – Pays-Bas – Climate Award

 

Les Chaillées de l’Enfer est une ode silencieuse et poétique à la terre, à la tradition, au savoir-faire et à l’amitié. Le réalisateur Léo Boudet raconte son histoire non par les mots, mais par les images : la brume qui se lève lentement, le vent qui murmure dans les vignes, les mains qui façonnent en silence l’avenir. Le changement climatique et la durabilité forment un fil sous-jacent implicite, jamais intrusif, mais perceptible dans chaque geste, chaque vendange.

Dans le même temps, le film rend hommage aux générations qui ont façonné cette terre et que cette terre a façonnées. C’est une ode à la résilience et un doux murmure sur l’impermanence. Un portrait poétique et visuellement envoûtant, qui transforme les vignobles en vers et la terre elle-même en un personnage vivant, lent, immobile et merveilleusement beau.

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Festival International du film de Muret – France – Prix du Jury

 

Ce documentaire, dont le titre énigmatique annonce la dureté du terrain, est un hommage émouvant au terroir d’exception du Condrieu et de la Côte-Rôtie. Le film se concentre sur le domaine de Christine Vernay et capture la beauté brute des gestes agricoles et le labeur quotidien sur des pentes inaccessibles, notamment lors de la difficile récolte de 2021.

« Le film a conquis parfaitement la salle, comme en témoigne le vote massif des festivaliers. Pratiquement tous les spectateurs présents ont attribué la note maximale à la sortie de la projection. »

Ce n’est pas un film militant, mais un témoignage incarné sur les enjeux contemporains (changement climatique, rôle des femmes dans l’agriculture, préservation des sols). La musique subtile d’Alexandre Desplat ajoute une grâce poétique à ce récit de résistance et de transmission. Ce succès fut amplifié par un débat passionnant avec le réalisateur Léo Boudet.